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Retrouvez le compte-rendu de notre atelier Régional AFSSI / Médicalp qui s’est déroulé le 13 Novembre dernier au World Trade Centre. Ont été abordés deux sujets relatifs au développement d’une start-up, à savoir l’autonomie foncière et l’internationalisation.
Intervenants :
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AUTOMONIE FONCIERE
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SYNAPCELL
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SYNAPCELL souhaitait s’installer dans des locaux plus grands pour accompagner sa croissance. La contrainte technique était forte du fait de leur activité dans le domaine des biotechnologies.
Il était donc compliqué d’utiliser de locaux déjà existants. L’option « construction » présentait quant à elle la contrainte du mode de financement et du délai, imposant de bien dimensionner le projet si l’entreprise continue de se développer dans l’intervalle.
SYNAPCELL a fait le choix d’un projet avec la société ER2i, société d’ingénierie et contractant général, spécialisée dans les environnements et bâtiments de haute technologie. En effet, ER2i ayant le souhait de dédier une partie de son nouveau siège social, alors en projet de construction, à des entreprises de biotechnologie, l’accord avec SYNAPCELL s’est rapidement concrétisé.
En termes financiers, le projet total de SYNAPCELL a représenté 1,5 million d’euros financés à 50% par la dette et 50% en crédit-bail (pour une salle blanche de 400m² et des bureaux de 200 m²). S’agissant d’amortissements, l’impact sur le bilan est très faible et ne pénalise pas le développement de l’entreprise.
Pour accompagner la croissance de l’entreprise, le projet a été conçu en incluant une possibilité de transformer à terme l’affectation de bureau existant en zone d’activité.
La rapidité de l’obtention du financement a permis de réaliser les travaux rapidement et d’aménager les locaux.
A noter que l’ensemble de l’équipe Synapcell a été partie prenante du projet. SYNAPCELL étant jusqu’alors sur plusieurs sites, l’avantage du nouveau bâtiment en terme d’efficacité et productivité a généré beaucoup de motivation.
L’aspect financement a été mis en avant, notamment le fait qu’il y a un blocage culturel des banques à accompagner les sociétés de biotechnologies. SYNAPCELL a souligné l’importance du rapprochement avec ER2i, société qui est vue comme un acteur de l’immobilier par les banques.
La banque partenaire de SYNAPCELL – CIC – a également joué un rôle important dans l’obtention du prêt, du fait d’une collaboration de long terme et une connaissance de l’innovation par les banquiers.
ER2i propose par ailleurs des solutions de locaux modulaires pour les sociétés technologiques, avec son programme Moovabat.
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SMARTOX
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SMARTOX, a fait le choix d’acheter un entrepôt nu et de faire appel à des artisans tous corps d’état pour l’aménagement des locaux, en jouant seul le rôle de maitre d’œuvre. Le niveau des taux bancaires a joué dans le choix de l’achat ; bien que Grenoble soit une ville chère.
Pour acquérir les locaux, SMARTOX a constitué une SCI distincte, montée avec ses actionnaires ce qui a présenté l’avantage de resserrer les liens entre eux.
Une partie des équipements étaient éligibles au CIR. En outre, SMARTOX a bénéficié d’une aide de la Région (aide à l’industrialisation – 170K€) pour environ 20% de l’enveloppe. Au final, l’investissement propre de Smartox était de l’ordre de 50%.
Le financement par les banques traditionnelles est compliqué car elles sont effrayées par le domaine « biotech » qu’elles ne connaissent pas.
Rémy Beroud s’est fortement impliqué pendant 2 mois sur le suivi de chantier en tant que maître d’œuvre. Ce suivi n’est pas à sous-estimer car très éprouvant mentalement et physiquement.
Le personnel de Smartox a été pleinement impliqué dans le projet, tant au niveau du choix du local que de l’aménagement des locaux.
1 an après la mise en fonction de ses locaux, Smartox réfléchi à nouveau sur les modalités d’acquisition de nouveau espaces. Ce point met en évidence la complexité des choix stratégiques à mener. Il aurait été bon de donner une marge de croissance au projet initial, mais son financement aurait été beaucoup plus compliqué
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- Maitrise de l’anglais impérative
- Le dirigeant doit être très souvent sur place
- Louer un appartement sur place à l’année plutôt que multiplier les séjours en hôtel
- Conditions de VIE à vérifier (délai min / max dans le site français avant départ, conditions de rémunérations complémentaires très restreintes)
- Formation recommandée pour vivier de candidats : Lab Science Trading (UGA)
- Boston est le cœur des Biotech, mais New-York est la place « montante »
- Conseil d’un avocat spécialiste pour implantation locale et sous-traitance de la partie comptable et sociale à des partenaires locaux de type Axelia Partners ou Pramex
- Renforcer le management de la filiale française et préparer l’organisation en amont, notamment en raison des déplacements répétés du dirigeant. Travailler sur une « autonomie » en France.
Avant de changer de locaux, les deux sociétés étaient locataires de l’Université Grenoble Alpes. Les deux sociétés ont évoqué le fait qu’elles bénéficiaient des fonctions supports de l’UGA (haut débit, animalerie et personnel associé…).
Une fois installés dans leurs propres locaux, elles ont à leur charge la gestion de ces aspects avec la nécessité de mettre en place une organisation et des ressources internes. Cependant, elles préfèrent retenir l’aspect positif de ces changement représenté par le gain en liberté de choix et d’action.
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Les contacts
- Raphaël D’ONOFRIO, Er2i, 04 76 98 37 82 – raphael.donofrio@groupe-er2i.fr
- Jeanine PEREZ, CIC
- Corinne ROUCARD, Synapcell – 06 63 70 70 26 – croucard@synapcell.fr
- Rémy BEROUD, Smartox – beroud@smartox-biotech.com
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IMPLANTATION AUX US
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INOVOTION
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Contenu tiré de notre article « Retour sur l’Atelier Régional AFSSI/Medicalps – Autonomie foncière et internationalisation »
Jean Viallet , CEO, a témoigné sur le récent déploiement d’INOVOTION sur Boston via l’embauche d’un VIE (Volontariat International en Entreprise) et la création d’une filiale. Ce collaborateur, bilingue anglais/français, a d’abord effectué un stage de 6 mois chez INOVOTION, condition indispensable pour que la personne connaisse l’entreprise, les produits et puisse être autonome aux USA. L’accueil d’un VIE n’est pas si évident que cela aux USA, notamment au sujet de l’hébergement. Voilà pourquoi Jean Viallet s’est appuyé sur Business France et la FACCNE (France-American Chamber of Commerce) pour la recherche de locaux et la mise en relation avec des incubateurs. Jean Viallet a évoqué le fait que la présence du dirigeant de la société est très souvent demandée lors de rendez-vous. Il se déplace à Boston à une fréquence de 15 jours toutes les 5/6 semaines. Il est alors important que la filiale française soit structurée de sorte à être autonome. Chez INOVOTION, cette situation a été anticipée avec une organisation française renforcée par l’arrivée d’un directeur du Business Development.
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CILCARE
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CILCARE a opté pour une création de société « à l’américaine » après seulement deux ans d’activité en France (création de Cilcare en juillet 2014). Ce choix a été justifié par : le faible taux de transformation des devis américains ; les américains privilégient des collaborations avec des sociétés américaines implantées sur leur territoire (cf. Small Business Act).
Cilcare s’est donc tourné vers un consultant en fusion/acquisition – non spécialiste des life sciences mais ayant une grande expertise du Business Americain et specialisé en M&A – pour identifier les possibilités d’implantation et de partenariats (consultant actionnaire de CILCARE). Il a pu apporter un œil neuf à ce travail de « dégrossissement » et au montage du plan stratégique de développement.
En février 2017, la filiale de Cilcare est créée et incorporée aux US pour environ 1000€ avec la mise en place un contrat d’alliance avec des laboratoires américains CBSET, spin-off du MIT (non-profit organisation). CBSET n’était pas dans le domaine de l’audition, l’alliance avec CILCARE lui a permis de développer cette activité.
L’incorporation de la filiale s’est faite en une semaine, avec de nombreux rendez-vous et les formalités juridiques réalisée par un cabinet d’avocats 100% américain.
Ce contrat établit que les profits générés (marge) par CilCare aux US sont partagés à 50/50 avec CBSET. Cilcare n’a pas de frais fixes. Les aspects du « divorce » éventuel ont également été contractualisés. Le contrat a été bâtit sur des bases simples pour correspondre à la culture américaine. Cilcare s’est fait accompagner par un cabinet spécialisé pour environ 6000€.
Cilcare a investi dans les équipements sur place. Ces investissements ont été pris en charge à 50% par CBSET. Chaque structure conserve sa propre force commerciale, sa propre identité, ses propres fonctions support, sa propre communication. Des réunions de coordination sont organisées régulièrement.
Une stagiaire CILcare (parrainé par CBSET) a d’abord été mandatée 6 mois sur place pour préparer la collaboration, décrypter le fonctionnement, identifier les personnes clés et leurs rôles. Ce travail préliminaire a très nettement profité à fluidifier les échanges ultérieurs.
Coté logistique et pour rationaliser les couts d’hébergement des personnels français, Cilcare a fait le choix de louer un appartement (5 couchages).
L’une des dirigeantes passe une partie très importante de son temps sur place (200 jours/an) ; Célia Belline y passe également 1 semaine toutes les 6 semaines. C’est indispensable pour assurer la communication d’autant que le partenaire américain CBSET n’a pas la culture du travail à distance (structure mono-site, décalage horaire, …). Celia appuie sur le fait que nombre de société US n’ont pas de ligne téléphonique capable de joindre des pays étrangers.
Cilcare a investi environ 60K€ pour démarrer cette activité aux US (avocats, déplacements, hébergements, etc).
Pour développer ses activités aux US, Cilcare a lancé en interne un appel à candidature pour identifier des volontaires à l’installation outre-Atlantique. Un salarié français est parti dans ces conditions travailler dans la filiale. Attention, le salaire aux USA est x3 vs France.
Cilcare réfléchi actuellement à réaliser 2 nouvelles embauches
Célia BELLINE a indiqué que le fait que CBSET soit un « non-profit organisation » est un aspect intéressant dans leur collaboration ; en effet, CBSET a comme objectif d’être à l’équilibre et non bénéficiaire. En ce sens Cilcare représente une certaine variable d’optimisation
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- Maîtrise de l’anglais impérative
- Le dirigeant doit être très souvent sur place
- Louer un appartement sur place à l’année plutôt que multiplier les séjours en hôtel
- Conditions de VIE à vérifier (délai min / max dans le site français avant départ, conditions de rémunérations complémentaires très restreintes)
- Formation recommandée pour vivier de candidats : Lab Science Trading (UGA)
- Boston est le cœur des Biotech, mais New-York est la place « montante »
- Conseil d’un avocat spécialiste pour implantation locale et sous-traitance de la partie comptable et sociale à des partenaires locaux de type Axelia Partners ou Pramex
- Renforcer le management de la filiale française et préparer l’organisation en amont, notamment en raison des déplacements répétés du dirigeant. Travailler sur une « autonomie » en France.
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Les contacts
- Ghislaine PELLAT – Lab Science Trading
- Business France
- Axelia Partners
- Jean VIALLET, Inovotion – 04 76 54 95 12 – jean.viallet@inovotion.com
- Celia BELLINE, Cilcare– 06 37 88 20 95 – celia.belline@cilcare.com
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